Une récession est-elle imminente? Les analystes sont presque unanimes

Une récession est-elle imminente? Les analystes sont presque unanimes

sep 26, 2019

Les relations Chine-USA ont beau sembler se réchauffer en vue de rencontres en face à face prévues pour le mois prochain, mais les risques de récessions perçu par le marché reste très élevés, alors que les investisseurs doutent de plus en plus de la capacité des banques centrales à doper l'économie.

Cela a été confirmé par une récente étude d'UBS auprès de clients très fortunés, avec un panel de 360 “family offices” gérant en moyenne 1,2 milliard de dollars, dont 55% anticipent une récession avant la fin de l'année 2020.

UBS précise également que l'étude révèle que 45% d'entre eux on réorienté des investissements des actions vers les obligations ou l'immobilier tandis que 42% augmentent la proportion de cash dans leurs portefeuilles.

Plus tôt cette semaine, David Rosengren, chef économiste de Gluskin Sheff, avait quant à lui estimé qu'une récession se matérialisera aux Etats-Unis dans moins de 12 mois.

Il a par ailleurs précisé que les assouplissements de la Fed n'y changeront rien, soulignant que “l'économie ralentit déjà” et que “les bénéfices [des entreprises] se contractent”.

L'ONU a elle aussi mis en garde contre les risques de récession cette semaine, estimant que l'économie mondiale enregistrera en 2019 la plus faible expansion depuis une dizaine d'année, soulignant que le ralentissement pourrait déboucher sur une récession globale l'année prochaine.

Sans surprise, l'ONU pointe du doigt les fluctuations monétaires, la possibilité d'un Brexit sans accord et l'évolution des taux d'intérêt à long terme, pour expliquer cette prévision, mettant par ailleurs en garde contre le fait que les décideurs politiques ne semblent pas préparés pour la tempête à venir.

L'ONU recommande également aux ministères des finances et aux banques centrales de mettre fin à leur "obsession des cours boursiers, des bénéfices trimestriels et de la confiance des investisseurs" et se concentrer plutôt sur la création d'emplois, l'augmentation des salaires et l'accroissement des investissements publics.

"L'économie mondiale est en proie à un bredouillement dans le Nord, à un ralentissement général dans le Sud et à une augmentation de la dette partout dans le monde : ces facteurs, combinés à une volatilité accrue des marchés, à un système multilatéral fragmenté et à une incertitude croissante, constituent le principal défi politique immédiat” peut-on également lire dans un rapport de l'organisation.

Enfin, on notera que Morgan Stanley (NYSE:MS) est de son côté moins catégorique en ce qui concerne les risques de récession, puisque le modèle de prévision de la banque laisse apparaitre un risque de récession de seulement 11,4% pour les 12 prochains mois. Cette probabilité passe toutefois à 34% si l'on ne tient compte que des variables financières.

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