Par David Wagner
Mise à jour : Après des échanges en baisse sur les premières minutes des cotation du futre CAC 40, le marché se retourne à la hausse. L'indice affiche ainsi une hausse de près de 1% à 20 minutes de l'ouverture de la bourse.
Après un début de journée en baisse, les bourses ont finalement rebondi hier. Le CAC 40 a terminé la journée en hausse de +0.44%, tandis qu’aux Etats-Unis, le S&P500 et le Dow ont bondi de +4.60% et +5.09% respectivement.
Aucune nouvelle rassurante au sujet de l’épidémie de coronavirus n’était à l’origine de cette remontée, la situation continuant au contraire à empirer.
Cependant, face aux risques de pandémie et aux conséquences déjà bien visibles du coronavirus sur l’économie et les marchés, les investisseurs se sont mis à spéculer sur une action coordonnée des grandes banques centrales.
Le marché anticipe par exemple avec une quasi-certitude une baisse des taux de 0.50% pour la prochaine réunion de la Fed du 18 mars.
Mais surtout, l’annonce d’une réunion téléphonique du G7 a renforcé les espoirs d’une annonce imminente.
Cependant, il semble ce matin qu’une déception se profile à l'horizon...
Selon les sources de Reuters, le communiqué du G7 ne devrait pas donner de directive ferme sur les dépenses budgétaires ou l'assouplissement de la politique monétaire pour soutenir le marché.
Alors que l'épidémie de coronavirus continue à faire des ravages dans l'économie mondiale et à produire un choc du côté de l'offre, il est difficile de voir comment la politique monétaire pourrait faire une différence dans l'ensemble, mais cette idée avait quoi qu’il en soit soutenu le marché hier.
La Fed devrait tout de même abaisser ses taux, et l’Australie vient de son côté de les réduire.
A ce propos, on notera que le président Trump a de nouveau appelé la Fed à agir après la baisse des taux de la banque centrale australienne :
"La Banque centrale australienne a réduit les taux d'intérêt et a déclaré qu'elle allait très probablement encore les assouplir afin de compenser la situation et le ralentissement de la Chine face au coronavirus. Ils ont été réduits à 0,5 %, un niveau record. D'autres pays font la même chose, sinon plus. Notre Réserve fédérale nous fait payer des taux plus élevés que beaucoup d'autres, alors que nous devrions payer moins. Elle est dure avec nos exportateurs et place les États-Unis dans une situation concurrentielle désavantageuse. Ce doit être l'inverse. Elle devrait assouplir et réduire fortement les taux. Jerome Powell, à la tête de la Réserve fédérale, a fait des erreurs dès le premier jour. C'est triste !"
Toutefois, même si des baisses de taux à travers le monde sont plus ou moins garanties à ce stade, l’absence de volonté d’une action coordonnée clairement annoncée pèse sur les marchés ce mardi matin.
Le marché aurait en effet aimé obtenir des engagements fermes de la part du G7, mais il ne semble pas que les principales économies de la planète souhaitent se lier à des engagements communs en ce qui concerne la gestion économique de la crise du coronavirus.
On notera cependant que le communiqué final serait toujours en cours d'élaboration, et qu'une surprise positive reste donc possible.
Les futures sur le CAC 40 pointent en conséquence vers une ouverture en baisse, ce qui devrait effacer le timide gain de 0.44% affiché hier, après une chute de plus de 12% la semaine dernière, la pire chute de l’indice depuis la crise financière de 2008.

