Par David Wagner
Comme on pouvait s’y attendre après le plongeon des marchés asiatiques, et après le plongeon de 30% du pétrole à l’ouverture des marchés hier soir, le CAC 40 pointe vers une ouverture en très forte baisse.
Les Futures France 40 affichent en effet une baisse délirante de près de 10% à 4675 points au moment de la rédaction de cet article, environ 30 minutes avant l’ouverture de la bourse de Paris.
Rappelons que le thème principal du jour, outre le coronavirus, est l’effondrement des prix du pétrole. Vendredi, la Russie a refusé de participer aux réductions de production de l’OPEP, ce qui avait déjà fait chuter les prix du pétrole de près de 10%.
Mais l’Arabie Saoudite a ensuite décidé que dans ce contexte, son meilleur intérêt était de déclencher une guerre des prix de l’Or Noir.
Ainsi, le Brent et le WTI ont démarré la semaine avec des chutes de l’ordre de 30% hier soir, des pertes qui restent d’actualité ce matin.
Quant au coronavirus, la situation continue d’empirer en Europe. En Italie, un quart de la population va être placé en quarantaine, tandis que le nombre de cas continue de monter en flèche en France et en Allemagne, avec d’innombrables conséquences sur la vie économique, et le moral des consommateurs et surtout des investisseurs.
D’un point de vue graphique, on notera que la chute d’aujourd’hui a entrainé une cassure sous le seuil psychologique majeur de 5000 points, ce qui constitue un signal baissier clé, et ce qui n’était pas arrivé depuis le 14 janvier 2019.
A ce stade, la prochaine cible baissière potentielle se situe sur le creux du 27 décembre 2018 à 4555 points. A la hausse, un retour au-dessus de 5000 points sera la toute première étape vers un affaiblissement potentiel de la brutale tendance baissière qui domine depuis le 20 février, où le CAC 40 évoluait juste au-dessus de 6000 points.

