Il est désormais indéniable que les tweets du président US Donald Trump occupent une place de choix dans les facteurs susceptibles d'influencer les marchés au quotidien.
De plus, comme nous l'avons déjà souligné précédemment, les tweets du président sur des sujets importants pour les marchés ont atteint un nouveau record de volume au mois d'août, Trump ayant multiplié les attaques contre la Chine sur le commerce et contre la Réserve Fédérale sur les taux d'intérêt trop élevés.
En réalité, les tweets de Trump prennent une telle importance que la banque J.P. Morgan a conçu un "Volfefe Index" pour analyser comment les tweets du président influencent la volatilité des taux d'intérêt américains.
J.P. Morgan a découvert que l'indice, nommé d'après le fameux et encore mystérieux tweet de Trump incluant le mot "covfefe”, explique une fraction mesurable de l'évolution de la volatilité implicite des taux pour les Bons du Trésor US à 2 et 5 ans.
"Cela est d'autant plus logique que la plupart des tweets du président ont été centrés sur la Réserve Fédérale, et que les tensions commerciales sont généralement perçues comme ayant d'abord et avant tout un impact sur la performance économique à court terme et, de même, sur la réaction de la Fed à ces développements ", ont écrit les auteurs du rapport J.P. Morgan.
La banque précise également que les messages de Trump qui font évoluer les marchés concernent le plus souvent le commerce et la politique monétaire, et met en lumière des mots clés comme "Chine", "milliard" et "produits".
Donald Trump, Twitter (NYSE:TWTR) in Chief incontesté
Depuis son élection en 2016, Trump a publié en moyenne plus de 10 tweets par jour diffusés auprès d'environ 64 millions d'abonnés, soit environ 14 000 au total au cours de cette période, dont plus de 10 000 après l'inauguration en 2017.
Cependant, JP Morgan note que sur les quelque 4 000 tweets qui ont eu lieu pendant les heures de marché de 2018 à aujourd'hui, seulement 146 ont fait bouger les échanges de façon significative.
De son côté, Bank of America (NYSE:BAC) Merrill Lynch relève que les jours où Trump tweete sont souvent associés à des rendements boursiers négatifs.
"Les discussions commerciales, les campagnes politiques et les tweets ont contribué à la volatilité, de la Chine à la politique de la Fed en passant par la politique fiscale ", a écrit Savita Subramanian, stratégiste en chef des actions de la banque.

