La leader de Hong Kong, Carrie Lam, a confirmé lors d'une annonce publique à 18h heure locale les rumeurs qui circulaient depuis ce matin, à savoir le retrait du projet de loi controversé sur l'extradition vers la Chine qui a déclenché des mois de protestations massives.
Rappelons que le projet de loi qui a été retiré aurait permis d'extrader des habitants de Hong Kong vers la Chine continentale pour qu'ils soient jugés. Et bien que ce projet de loi ait été suspendu depuis juillet, les manifestations n'ont pas pour autant cessé.
Dimanche dernier, la ville a d'ailleurs connu ce qui a été considéré comme le pire jour depuis le début des manifestations de masse début juin.
Sur les marchés, on notera que ces annonces ont été saluées, avec l'indice Hang Seng à Hong Kong qui a grimpé de plus de 4% au cours de la séance de trading du jour, tandis que l'information soutenait également les bourses européennes et les marchés à terme US.
Cependant, la prudence reste de mise pour l'instant.
En effet, le retrait du projet de loi sur l'extradiction ne satisfait qu'une des cinq demandes des manifestants, qui exigent également la rétractation de la caractérisation du mouvement comme une "émeute", l'abandon de toutes les charges retenues contre les manifestants, la création d'un comité indépendant chargé d'enquêter sur l'usage de la force par la police de Hong Kong, et l'engagement des autorités vers le suffrage universel aux élections aux postes clés de la ville d'ici 2020.
A n'en pas douter, l'abandon de ce projet de loi, une décision qui forcément été validée par Pékin, constitue une concession importante pour le gouvernement chinois.
Si cela ne suffit pas pour calmer les manifestants, on peut estimer que Pékin pourrait finir par perdre patience et décider d'une répression violente pour mettre fin au mouvement, ce qui réduirait les chances d'un accord commercial Chine-USA...

