Tout comme il l'avait déjà fait lors de la dernière réunion de la BCE, le président de la Banque Centrale Européenne Mario Draghi a appelé les gouvernements à agir pour soutenir l'économie.
Dans un entretien accordé au Financial Times le weekend dernier et publié ce lundi sur le site de la BCE, il a en effet soutenu la proposition du président français Emmanuel Macron de procéder à des transferts fiscaux entre les États membres de la zone euro pour assurer l'avenir à long terme de la monnaie unique.
Draghi a déclaré au Financial Times que l'augmentation des dépenses publiques est "plus urgente qu'auparavant" pour compenser le ralentissement mondial.
En outre, un engagement à long terme en faveur d'une union fiscale est nécessaire pour que la zone euro puisse concurrencer d'autres puissances mondiales.
“Pour avoir une UEM plus forte, nous avons besoin d'un budget commun pour la zone euro", a-t-il déclaré. "Il est clair que le débat politique à ce sujet a encore un long chemin à parcourir. Mais je suis optimiste."
Toutefois, il est probable que l'Allemagne et les membres conservateurs de l'UE sur le plan fiscal s'y opposeront. Neuf des 25 membres du Conseil des gouverneurs de la BCE ont émis des réserves sur le dernier plan de relance monétaire de la banque centrale.
Un soutien accru de l'État pourrait contribuer à alléger la charge pesant sur la BCE. "Le stimulusn monétaire extraordinaire pourrait devoir durer longtemps s'il n'y a pas de soutien de la part de la politique budgétaire”, a-t-il également affirmé.

